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L’adolescence est une période très particulière de la vie humaine. En effet, l’adolescent(e) voit son corps se modifier, son image évoluer mais il ressent aussi des tas d’émotions jusqu’alors inconnues. Il/elle se sent tiraillé(e) entre le monde de l’enfance et celui des adultes. C’est alors qu’il/elle peut parfois mettre en place certains mécanismes de défense, de résistance à aller vers ce territoire mystérieux dont on ne revient jamais.

Qu’est-ce que l’adolescence ?

Photo by Candice Picard on Unsplash

L’adolescence est une période précise :

entre 12 (premières règles, entrée dans la féminisation sur le plan hormonal) et 18 ans chez les filles,

– et entre 14 et 20 ans chez les garçons.

Vous avez certainement entendu parler de la crise de l’adolescence ? vous savez quand votre ado se renferme sur lui-même ou bien qu’au contraire, il fait tout avec excès et teintée d’une légère hystérie.

C’est aussi la période de la première fois : la première rencontre avec l’autre, le premier contact avec une autre peau, le premier regard posé sur soi… bref c’est énorme tout ce qui se passe à cette période en termes d’émotions !

C’est un peu comme une traversée : l’adolescent(e) quitte un monde connu où il se sent en sécurité, pris en charge pour aller vers un monde à la fois de liberté, de responsabilités, de mais sans trop savoir comment faire, qui être. C’est un sentiment très perturbant et excitant à la fois pour lui/elle et il arrive parfois que certain(e)s aillent jusqu’à se scarifier, se brûler, se mordre en guise de rite de passage. C’est à ce moment-là qu’il vaut mieux consulter un médecin.

Sinon, le reste du temps, les problématiques de l’adolescence se gèrent en autonomie, dans la fratrie, au sein d’un groupe d’amis ou bien avec un psychologue, un thérapeute du corps, un sophrologue… bref avec un accompagnant qui va l’aider à passer cette période parfois anxiogène pour les parents et difficile à vivre pour les jeunes, devant petit à petit assumer une certaine autonomie (entrée en 6ème, en 5ème…).

Et oui, nos loulous souffrent à cette période, plus ou moins : ils font le deuil de cette enfance simple et féérique, tout au moins, en règle générale, pour entrer dans un monde dans lequel ils ne devront compter que sur eux-mêmes, avoir une identité claire, un avis sur les choses de la vie, satisfaire aux exigences des parents… enfin le pensent-ils…

Photo by Andrew Neel on Unsplash

Le corps et l’image de soi à l’adolescence

L’adolescent(e) découvre aussi en grandissant que son corps change, qu’il le voit d’une certaine manière et que les autres (ami(e), parents, frère et sœur, d’autres) parfois différemment. A-t-il plusieurs corps ou bien est-ce la perception de celui-ci qui change ? Pourquoi en est-il ainsi ? Comment faire en sorte de bien vivre ces moments de transformation vers soi-même ?

Comment savoir qui je veux être ?

Qu’est-ce que ça me fait d’être regardé(e) et comment j’accepte cela ?

Comment je valide le regard de l’autre sur moi ?

Durant cette période de forts bouleversements internes et externes, le thérapeute peut guider l’adolescent(e) vers sa réalisation, lui donner des pistes, lui expliquer ce qu’il se passe en lui/elle.  De nombreux outils psycho-relationnels, émotionnels et éducatifs sont alors proposés aux parents et à l’adolescent. Des séances menées sans les parents permettent de créer un lien de confiance et de confidentialité. Un retour de tout ou partie, avec accord de l’adolescent et selon la gravité des symptômes, sera fait naturellement aux parents, tuteurs légaux du jeune adulte en devenir.

La recherche vers son nouveau soi pousse l’adolescent à se tatouer, à se faire faire des piercings, un peu comme pour dire « c’est mon corps, c’est moi qui décide de comment je gère tout ce qui se passe en moi ! ».


Photo by Annie Spratt on Unsplash

Le corps est un territoire qui nous est propre et l’adolescent apprend à le connaître, à le reconnaître, à le définir, le comprendre. Nous sommes des êtres sociaux et l’autre a une fonction essentielle dans la construction du soi. C’est ainsi que l’image de soi, ce que nous montrons au monde, et ce que nous pensons voire de soi, ressentons, vivons de l’intérieur est très complexe durant cette période sensible qu’est l’adolescence.

Il reste d’ailleurs souvent quelques stigmates à l’âge adulte : mais avec un accompagnement professionnel et suffisamment structurant aux moments-clés de ces évolutions psychiques, émotionnelles et corporelles, le jeune adulte en devenir grandit avec sérénité et bien-être.

L’identification à une autre personne pour s’affirmer ?

Photo by Anton-danilov on Unsplash

Il est habituel de voir des adolescent(e)s avoir des « fans », des personnes qu’ils/elles admirent, à qui ils/elles aimeraient ressembler, et cela est sain !

On pourrait presque dire que les personnages de jeux vidéo sont des avatars qui leur permettent de vivre des émotions par procuration : c’est chose fréquente chez nos ados. Le monde virtuel faisant partie intégrante de leur environnement, les parents s’inquiètent du temps passé devant les écrans et à juste titre. Cependant, ces jeux n’auraient-ils pas la fonction initiatique vers un monde imaginaire où tout est possible ?

Comment l’adolescent peut s’appuyer sur cette dimension de l’avatar ? Pourquoi le fait-il ? Qu’est-ce que cela peut lui apporter ? Où sont les limites ? les risques ? les symptômes ?

La littérature psychologique aborde différents types d’identification notamment à la figure parentale qui pourrait laisser des traces à l’âge adulte lorsqu’elle n’est pas totalement achevée et claire…

L’adolescent(e) peut aussi trouver appui sur un professeur, un oncle, un thérapeute… quelqu’un de suffisamment stable et objectif pour l’aider à se trouver lui-même.

Photo by Jordan Mcdonald-HOI on Unsplash

Les Troubles du Comportement Alimentaires (TCA) ou pathologie du lien

Le stade de l’oralité et l’identification symbolique au sein, à la mère, à l’espace de sécurité de l’enfance, est souvent abordé en psychologie et pourrait donner des pistes de compréhension de certaines psychopathologies comme l’anorexie et/ou la boulimie, ou encore l’hyperphagie ou l’orthorexie.

L’anorexie est le refus de s’alimenter pour diverses raisons. L’anorexie dite « mentale » est un trouble du comportement alimentaire multifactoriel et nécessite l’accompagnement psychiatrique, somatique, nutritionnel et familial. Selon la sévérité de la maladie, une hospitalisation est nécessaire et le pronostic vital peut être engagé.

Règle des 3A pour le diagnostic posé par le psychiatre (médecin spécialisé de la santé mentale) :

  • Anorexie : privation de nourriture
  • Amaigrissement de plus de 15% de son poids avec IMC < 18,5 kg.m² (Indice de Masse Corporelle = poids / taille²)
  • Aménorrhée : absence de règles/menstruations chez la femme en activité hormonale

La boulimie ou Binge Eating, quant à elle, est également une maladie psychopathologique qui se caractérise par des crises avec besoin irrépressible de consommer une quantité excessive (> 5000 calories) et non contrôlée d’aliments, avec ou sans vomissements. La crise de boulimie peut durer des heures.

L’hyperphagie correspond à une absorption de quantités importantes de nourritures prises sur de courtes périodes (<2h) avec perte de contrôle. Il n’y a pas de vomissements associés ni autres techniques pour éviter la prise de poids. La personne atteinte de ce trouble a tendance à manger en cachette même si elle n’a pas faim.

Quant à l’orthorexie, c’est l’obsession de l’alimentation saine : qualité nutritionnelle, l’aliment comme médicament, mode de conservation irréprochable… Cette pathologie entraîne des dysfonctionnements dans la vie du sujet et ne peut être diagnostiquée que par un médecin.

Photo by Kevin-laminto on Unsplash

Mais avant d’arriver à ces comportements problématiques, il y a plusieurs stades : observer son ado pour détecter ce qui l’empêche d’être en mouvement, ce qui l’immobilise dans ses projets, l’isole, le rend triste et anxieux, et consultez !

Des émotions extrêmement fortes

Toutes ces pathologies sont associées à des émotions très fortes comme la culpabilité, honte, la colère, la peur, le plaisir, l’euphorie… qu’il est essentiel d’identifier et de travailler sur le plan comportemental et contextuel.

Elles peuvent parfois déborder jusque sur le corps (code barre, morsure, scarification, abrasion, brûlure…) ou voire, dans des cas extrêmes, jusqu’à la tentative de suicide.

Elles peuvent aussi perdurer à l’âge adulte mais elles se mettent en place à l’adolescence, période de grands bouleversements identitaires, émotionnels, psychiques et corporels.

Il est donc important d’accompagner l’adolescent(e) dans la construction de son image, de son identité afin qu’il puisse exister en tant que sujet ancré dans le monde, avec lui-même et avec les autres et être le plus heureux et accompli possible.

Crédit photo Shutterstock

Au plaisir d’accompagner les adolescent(e)s dans leur construction d’eux-mêmes, en les aidant à identifier et potentialiser leurs ressources internes, à gérer leurs émotions, à comprendre leur rapport au corps.

Stéphanie Guiberteau

THERAPEUTE DU CORPS & DE L’IMAGE DE SOI

RdV sur Doctolib.fr ou par téléphone 06 18 00 24 92

Stéphanie GUIBERTEAU

Stéphanie GUIBERTEAU

Diététicienne & sophrologue psycho-comportementale à BIDART (64 - Pays Basque), à distance et à domicile. Je vous accompagne vers un mieux-être corporel au quotidien, avec écoute et bienveillance. En stimulant vos ressources, vous reprenez confiance en vous : votre image corporelle s'améliore et vous devenez la personne que vous voulez être. Les outils proposés sont divers et les séances à la fois dynamiques et propices à l'introspection. Au plaisir de vous accompagner vers VOTRE solution.

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